Une massive porte de bois juste en face de moi, magnétiquement attirée j'y pose les mains et l'entrouvre avec peine. Je me glisse à l'intérieur juste avant que le lourd panant ne se referme dans un bruit sourd. Je lève lentement les yeux, et s'élèvent devant moi des milliers de livres. Dans l'immensité raisonne un silence de cathédrale, je me perds parmi les rayonnages ,tantôt courant, tantôt m'attardant, et laisse mes doigts glisser le long des reliures poussiéreuses de tous ces ouvrages manuscrits, toutes ces histoires que je connais sur le bout des lèvres sur le bout du coeur pour les avoir écrites de ma main. Je crois percevoir un murmure venant d'un vieux livre a la couverture de cuir noir craquelé par endroit. Pour seul titre une initiale, la lettre Y. peinte d'or. Toujours ce murmure : " souviens -toi..." alors je l'ouvre lentement et en lis les premiers mots tout en les connaissant à l'avance : " Il n'y a rien de plus beau que le courage chez une aussi jolie fille". Première phrase qui donne le ton, épopée où le " courage"se révélera primordial. Peut-être même que je l'avais compris des cet instant, mais princesse aime l'aventure, princesse à le goût du risque, le vrai, celui qui vous prend aux tripes, celui qui fait bien plus d'effet que le vodka, la clope ou les meta, à la réflexion je connaissait déjà chaque ligne avant même de l'avoir écrite, mais comme toute les princesses je me suis prise a espérer que je pourrais sauver le prince des cachots du méchant sorcier, comme si à la force de ma plume j'avais pu réécrire la fin. Cette histoire il me semble qu'elle conte une histoire a l'envers, celle de la belle et du bad boy. Lui en qui cohabitaient une si grande douceur voisine de tant de malhonneteté, que je me demande aujourd'hui encore comment cela pouvais exister. Les couscous autour de la grande table bleue, les promesses jamais tenues, et les malbo' en pagaille.Je referme dans un claquement sec ce livre, après tout la suite je m'en souviens toujours. La "famille" unie dans le meilleur comme dans le pire, surtout dans le pire, la danse infernale, saute sur un pied puis sur l'autre, tu peux toujours courir il ne t'atraperons pas,Il a fallu que j'approche les flammes pour savoir qu'elles brulent, les nuits où tu partais en catastrophe en me promettant que c'etait la dernière fois, me laissant seule dans les dras froids. Tout ca jusqu'a cette nuit là, en effet c'était la dernière. Clik-Clak de jolis bracelet en fer, la tête haute jusqu'au bout, une pointe de fierté. Imbécile.
Je replace ces quelques pages qu'un ne peux qualifier de mycélané, loin de la, dans la grande bibliothèque de mes souvenirs, et me dirige vers le rayon conte de fées. Sans aucun regret...
Au loin une table, une feuille vierge et un stylo, que je prend pour tracer d'autres lignes, enchenteresses. Une histoire de Princesse et de Prince charmant qui vécurent heureux, à la vie à la mort...
Photo (rien à voir) : Serre les dents et puis lance toi. Soumet-toi aux jugements les plus sèvères qui soient. Pas le choix, il faut qu'Il soit fier de toi ...